Création de places d'école

Créer des nouvelles places d’école était une nécessité. C’est devenu une urgence ! Mais dans ce dossier, le MR est très clair : ce n’est pas l’institution de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui doit être remise en cause, mais bien la responsabilité de deux Ministres. Le Ministre des Bâtiments scolaires Nollet pour son plan irréfléchi et irréalisable, et le Ministre du Budget Antoine pour l’avoir cautionné. 

 Le constat posé par l’Inspection des finances, quant à l’utilisation de St’art pour réaliser le plan Nollet, ne fait que corroborer que ce le MR dénonce au Parlement depuis décembre. Et quand bien même, le Gouvernement Olivier s’assoirait sur l’avis de l’Inspection des finances et passerait outre l’objet social de St’art, le plan Nollet est désormais devenu irréalisable sachant que St’art : 

 1. Doit impérativement passer par un appel d’offre européen, ce qui rend les délais prévus totalement intenables; 
2. Que personne au sein de St’art – vu son objet social – n’a l’expertise de monter un cahier des charges solide pour la création de places d’école. 

 « Bref, le plan Nollet, c’est de la poudre aux yeux pour tenir jusqu’au 25 mai ! De plus, les délais imposés aux P.O et établissements scolaires sont purement et simplement intenables et l’on craint, dans pareilles conditions, que le nombre de demandes espéré ne soit pas atteint pour créer les places supplémentaires nécessaires pour cette rentrée», déplore Françoise BERTIEAUX, Chef de Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

 Le MR met également à jour deux écueils qui risquent bien de n’être pas franchis dans les six mois : 

 1. Les appels d’offres (et ce, même pour les préfabriqués mobiles). Et là, le Gouvernement est lourdement fautif : il aurait du lancer les appels d’offre dès la fameuse annonce des 55 millions ; 
2. La modification des procédures et règles d’urbanisme bruxelloises pour permettre l’octroi de permis en un temps record. 

 « Néanmoins, je me réjouis d’entendre une voix de la majorité, en la personne de M. Picqué, porter une bonne partie de nos inquiétudes. Etant à l’origine de la création des 3.800 places modulaires, l’ancien Ministre-Président bruxellois connaît particulièrement bien le terrain et les procédures et, espérons qu’avec de telles forces vives réalistes, on puisse mettre sur pied une véritable Task Force pour prendre réellement les choses en main… Car dans ce dossier, il y a une seule certitude, la rentrée est prévue le 1er septembre 2014 et cette date, elle, ne peut être repoussée ! », conclut Françoise BERTIEAUX. 

 Au vu du calendrier – soir 154 jours ouvrables d’ici le 1/09/14 -, Le MR rappelle qu’il ne reste désormais que sa proposition d’AIS (Agences Immobilières Scolaires) pour espérer ne rentrée 2014 sereine... Mais à condition de se décider très vite pour éviter d’être une nouvelle fois hors délai !