Enseignement

C’est ce matin que la Ministre de l’Éducation Joëlle Milquet (cdH) devait présenter en Commission son décret « fourre-tout » portant mesures sur des matières diverses relevant de ses compétences.

« C’est donc avec étonnement que l’on apprend par voie de presse que trois articles de ce décret ont été introduits par la Ministre après les consultations du secteur. En effet, ce type de décret doit obligatoirement être présenté à la concertation avec les syndicats et pouvoirs organisateurs et, qui plus est, soumis pour avis au Conseil d’État. Et c’est toujours la presse qui nous informe que Mme Milquet, dans ce contexte, ne présentera donc pas ces trois articles aux parlementaires, ce qui techniquement ne suppose qu’une seule chose : elle les retire purement et simplement. Cependant, la Ministre annonce également des amendements, mais c’est chose impossible à partir du moment où les articles ont été retirés… Bref, cela augurait d’une matinée surréaliste au Parlement ! » expliquent la Cheffe de Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Françoise BERTIEAUX et la députée MR Valérie DE BUE.

Finalement, après une longue discussion et des propositions d’amendements du PS – qui pourtant fait partie de cette majorité ! -, la Ministre de l’Éducation a demandé le report à quinzaine de l’examen de son décret. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? La Ministre ne s’est pas montrée très explicite car :

 

  • Soit le texte revient en l’état et les trois articles en question posent toujours problème ;
  • Soit ils sont effectivement retirés et, dès lors, pourquoi ne pas avoir examiné le texte aujourd’hui ?

« On se demande donc ce qui peut bien se cacher derrière cette bourde, si ce n’est une difficulté politique au sein de la majorité PS-Cdh ? En effet, les trois articles incriminés, réduisant l’autonomie des écoles, sont très « sauce PS » et cela arrange peut-être bien la Ministre de l’Éducation de voir ce texte ainsi bloqué. Si le gouvernement se saborde lui-même avec une méthodologie parlementaire douteuse ne respectant pas les procédures légales… Que devons-nous attendre réellement de l’examen de ce texte lors de la prochaine Commission ?» observe Françoise BERTIEAUX.