Indicateurs de l'enseignement

Le MR a pris connaissance des indicateurs de l’enseignement version 2014. Certes, on y note une inflexion du redoublement pour la période 2012-2013, mais il est prématuré d’en tirer une interprétation positive. 
Les auteurs de ces indicateurs se réjouissent également du taux de réussite au CEB, mais néanmoins, chaque année, on entend de nombreux enseignants dénoncer un niveau bien trop bas, trop facile du CEB. Par contre, les mêmes tendances lourdes sont toujours bien présentes. 

 « Si 1% des enfants commence en primaire en avance, 58% des jeunes de 18 ans sont toujours dans le secondaire et, donc, en retard. Et lorsqu’on affine cette approche, on constate qu’un enfant sur cinq est en échec en 5ème primaire, et un sur deux en 3ème secondaire ! Cela identifie bien où se trouvent les gros seuils de difficultés, soit début primaire et début secondaire. Ce qui conforte notre discours de se recentrer sur les apprentissages de base au début du primaire et d’un CEB vérité qui permettra à l’élève de se préparer au mieux pour aborder le passage dans le secondaire », souligne Françoise BERTIEAUX, Chef de Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

 Et une fois de plus, les indicateurs soulignent qu’il y a une corrélation entre l’indice socio-économique de l’élève et le type d’enseignement qu’il fréquente. Ainsi l’élève socio-économiquement défavorisé se retrouve plus dans l’enseignement professionnel. Ce qui démontre l’absolue nécessité d’évaluer les méthodes et les résultats du financement différencié. 

 « Tous les constats sont connus et récurrents depuis au moins dix ans, il y a urgence d’agir sur le renforcement des apprentissages de base, le CEB et l’orientation dans le secondaire. Qu’ont fait le PS et le cdH qui entament ensemble leur troisième législature ? », demande encore Françoise BERTIEAUX.