Inscriptions

Face au chaos semé par le texte qui amène à ce que 430 élèves de première humanités soient toujours sans école à quelques jours de la rentrée, le Président du MR souhaite son abrogation pure et simple.

Dans une interview accordée à la Dernière Heure, Charles Michel annonce que "le débat autour de l'enseignement sera crucial pour le MR" en vue des élections de 2014.

Le Président du MR s'indigne que 430 élèves ne soient, à 5 jours de la rentrée, toujours pas fixés sur le choix de leur école. « Pourquoi est-on passé d'un modèle de libre choix des parents qui fonctionnait bien à un modèle dans lequel 430 familles ne savent dans pas quelle école leurs enfants iront ? Pures raisons idéologiques ! Souvenez-vous de toutes les versions auxquelles on a eu droit : les files, la loterie, etc », s'interroge-t-il.

Le Mouvement Réformateur demande donc au gouvernement qu'il cesse cet entêtement idéologique.

« Oui, nous appelons à l'abrogation pure et simple du décret le plus vite possible - avec la mise en place de mesures transitoires pour ces 430 enfants. Le pire, c'est que ce décret dirigiste, qui met la pagaille dans les écoles, n'a même pas eu d'incidence sur la mixité sociale dans les écoles (NdlR : son but initial). Et ce sont des experts qui le disent (NdlR : ceux de la commission de pilotage du décret). » S'il souligne que l'objectif initial était louable, il n'est absolument pas atteint.

Concrètement le MR défend un retour aux fondamentaux du Décret « Missions » du 24 juillet 1997. « Ce texte respecte et garanti le libre choix des parents. Il exige aussi une pleine adhésion au projet pédagogique tout en promouvant une relation privilégiée entre l'école, l'élève et les parents », explique Françoise Bertieaux.

A côté de l'abrogation pure et simple du décret inscription, il faut mettre en place des mesures pour éviter les difficultés nées de la psychose créée par les décrets inscriptions successifs :

- maintien de 3 types de priorités à l'inscription : fratrie, personnel prestant et priorités octroyées (et annoncées préalablement) par le directeur de l'école qui accueille (par exemple : projet pédagogique spécifique pour élèves à haut potentiel, priorité aux enfants dont l'école se situe entre les domiciles des deux parents séparés, …) ;

- remplacer l'adossement par un partenariat pédagogique assoupli : les conditions actuelles sont tellement contraignantes que presqu'aucune école n'a conclu de tel partenariat organiser les inscriptions en 2 phases : la première pour les prioritaires, et la seconde pour les non prioritaires ;

- supprimer la CIRI dans son fonctionnement et sa composition qui ne correspondent pas à ce qui était attendu par les parents et les écoles, et confier la gestion des listes d'attente aux Commissions des inscriptions sous le regard des fédérations d'associations de parents permettre aux parents de suivre en permanence l'évolution de l'inscription de leur enfant via un site internet et un code d'accès.

« L'éducation est un enjeu fondamental pour l'avenir de nos jeunes et de notre pays. C'est pourquoi nous refusons l'entêtement idéologique au détriment de la liberté fondamentale du choix de l'école de ses enfants », précise Françoise Bertieaux.

« Refaisons confiance aux enseignants et aux acteurs de l'école. La grande différence entre le projet de l'Olivier et celui du MR, c'est que le nôtre se fonde sur la liberté, l'autonomie et la confiance envers des hommes et des femmes qui travaillent au quotidien, avec passion, dans les écoles. À l'inverse, celui de l'Olivier se fonde sur le soupçon, celui d'enseignants qui ne sont pas à la hauteur… », constate Charles Michel.