Calendrier scolaire

Le Groupe MR est assez surpris de l’énergie dépensée par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour déposer un projet de décret « cosmétique » alors que les attentes de fond de l’école, comme des parents, ne sont toujours pas rencontrées.

« Débaptiser le calendrier des vacances scolaires n’avait aucun caractère urgent et n’apporte d’ailleurs aucun élément nouveau ou fondamental dans la gestion du rythme scolaire, mais le faire le jour même où le Parlement reçoit les parents pétitionnaires contre le décret Inscriptions - qui attendent depuis des années que le Gouvernement trouve une solution décente – manque quelque peu d’élégance, pour ne pas dire de respect ! De plus, ce projet de décret n’est pas non plus une réponse face aux résultats des études PISA… En effet, il ne modifie en rien le rythme scolaire, ni la qualité des apprentissages. Ce n’est là qu’un décret cosmétique qui ne répond à aucune priorité du monde scolaire ! », regrette Françoise BERTIEAUX, Chef de Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Mais s’il ne s’agissait que de cosmétique, le MR aurait pu se contenter de regretter le manque d’un certain sens des priorités du Gouvernement ou de mettre à mal le côté traditionnel et/ou folklorique (carnaval) cher aux citoyens, mais en y regardant de plus près ce texte, on s’aperçoit que :

 

  • si d’apparence le texte veut rendre plus neutre, et à connotation moins religieuse, l’appellation du calendrier scolaire, il réintroduit par ailleurs (cf. article 9 ci-dessous) le religieux en laissant la possibilité de fixer des nouveaux congés qui n’existaient pas jusqu’à présent et en fonction de certaines circonstances.

« Si la Ministre cdH de l’Education, Marie-Dominique Simonet, semble ainsi vouloir faire sortir le religieux par la porte, elle laisse en réalité la possibilité de le réintroduire par la fenêtre. Car, sous couvert de se détacher de la religion et des traditions, ce texte ouvre la voie à de nouveaux jours de congés liés à d’autres religions. Et cette formule, le MR la regrette fermement », explique encore Françoise BERTIEAUX.

Le Groupe MR, par la voix du Député Willy Borsus, interrogera la Ministre de l’Education au Parlement cet après-midi.

Article 9

§ 3. A la demande dûment motivée d’un pouvoir organisateur dans l’enseignement subventionné par la Communauté française ou d’un chef d’établissement dans l’enseignement organisé par la Communauté française, le Gouvernement peut accorder des dérogations à l’article 2, § 1er, § 2 et § 4 et aux articles 3 à 7 motivées par :

1° un évènement exceptionnel ou un cas de force majeure perturbant le bon fonctionnement de l’établissement scolaire ;
2° un évènement ou une festivité organisée à un échelon local ;
3° la spécificité de l’établissement scolaire tel que défini dans son projet éducatif visé par le décret du 24 juillet 1997 définissant les missions prioritaires de l'enseignement fondamental et de l'enseignement secondaire et organisant les structures propres à les atteindre. Les demi-jours ou les jours où les cours n’ont pas été dispensés doivent être récupérés.

Et dont le commentaire de ce 3ème point précise qu’il permet d’adapter le calendrier scolaire aux spécificités de certains établissements scolaires (par exemple : en raison de fêtes religieuses ou pour des raisons de sécurité (SHAPE)). Dans ce cas, le chef d’établissement ou le pouvoir organisateur doit proposer un nouveau calendrier scolaire pour toute l’année scolaire et le Gouvernement doit marquer son accord sur la dérogation et le nouveau calendrier scolaire.