"Je redoute la rentrée 2014"

Face au capharnaüm de la rentrée 2013 où plus de 200 élèves n'avaient pas d'école, Françoise Bertieaux dénonce les décisions ridicules prises par la majorité.

 

En cette période de rentrée, Françoise Bertieaux, chef de groupe du Mouvement Réformateur au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a tenu à exprimer son exaspération face à la triste gestion de l'enseignement. Elle avance des idées innovantes pour régler cette situation qui met dans l'embarras bien des élèves et leurs parents. 

 Mardi, Jean-Marc Nollet a annoncé la création de 20.000 places supplémentaires dans les écoles d'ici 2017. Cependant, comme Françoise Bertieaux l'a fait remarquer aux journalistes de Sudpresse, il faut prévoir cinq ans pour la construction de nouveaux bâtiments, or, aucun projet concret n'a encore vu le jour. Une promesse qui s'avère donc intenable. 

 A qui la faute ? Pas au MR qui avait déjà averti la Communauté française quant à une prévisible surpopulation à Bruxelles : « Si on avait pris des décisions dès 2009 et accepté des solutions flexibles, on n'en serait pas là », a-t-elle déclaré.

 Une solution de secours 

 Bien que les classes-conteneurs, innovation proposée par Charles Piqué, aient sauvé du naufrage total les rentrées 2012 et 2013, la Cour constitutionnelle a jugé la pratique illégale ; cette méthode ne pouvait d'ailleurs constituer une solution viable sur le long terme. Françoise Bertieaux propose désormais de créer des « AIS scolaires », c'est-à-dire « des sociétés louant à long terme des bâtiments disponibles pour y créer des extension d'écoles existantes ». Le projet serait financé par le Fonds des bâtiments. 

Plus de transparence 

 En Flandre aussi, la période est propice à une réflexion sur l'enseignement. Rik Torfs, recteur de la KUL, a avancé l'idée de publier les taux de réussite dans l'enseignement supérieur selon les écoles secondaires. Ainsi, les élèves pourraient choisir plus efficacement leur établissement secondaire selon leur future orientation d'études. Françoise Bertieaux a déclaré au journal L'Écho apprécier l'idée, qui pourrait mettre un terme à l'hypocrisie ambiante. En effet, bien que la concurrence entre écoles sur la base des résultats soit interdite, « le tam-tam entre parents fonctionne très bien, et tout le monde sait déjà dans quelle école il faut mettre son enfant pour qu'il ait le plus de chances de réussir », confie-t-elle au quotidien économique. Plus de transparence permettrait donc de cibler les efforts sur les écoles dont les résultats seraient moins bons.