En visite chez le Père Guy Gilbert

C'est suite au meurtre du jeune Joe Van Holsbeeck à la Gare Centrale de Bruxelles en avril 2006 et à la polémique suscitée par sa sortie "foot" que Françoise Bertieaux réclame alors que le Parlement de la Communauté française revoie en profondeur le système des IPPJ (Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse). Mais malgré de nombreuses auditions des directeurs et éducateurs des IPPJ, tout comme des magistrats de la Jeunesse, le Gouvernement PS-cdH ne prit aucune mesure concrète en la matière.

"Je reste convaincue qu'un audit externe est nécessaire pour améliorer le fonctionnement de nos IPPJ. Et c'est suite à ces nombreux débats parlementaires que j'ai souhaité aller voir comment nos voisins français géraient le secteur de l'aide à la jeunesse et, plus précisément, l'expérience menée par le Père Guy Gilbert dans sa Bergerie du Faucon, dans le Verdon", explique Françoise BERTIEAUX.

Si la Bergerie ne peut être comparée aux centres fermés de la Communauté française, car elle n'accueille pas de meurtriers présumés, Françoise BERTIEAUX a été séduite par cette visite: "Si on ne peut appliquer tel quel le modèle du Père Guy Gilbert, il y a de bonnes idées dont la Communauté française pourrait s'inspirer, comme la sanction immédiate, appropriée et réparatrice ou le système des récompenses en fonction du comportement et non pas comme "incentives" pour sortir plus vite de l'IPPJ comme cela se pratique chez nous! J'ai également été impressionnée par le suivi de la scolarité des pensionnaires, l'esprit de respect et l'importance de la notion de vérité qu'on trouve dans l'encadrement du Père Gilbert et de ses éducateurs"