Enquête PISA

Le MR a pris connaissance de la dernière enquête PISA et si l’on peut se réjouir que les résultats de la Fédération Wallonie-Bruxelles marquent quelques points, c’est sans pour autant vraiment décoller. On voit même les élèves forts baisser de 4%.

« A la lecture des résultats PISA, soyons clairs il n’y a pas de quoi remettre tout notre système scolaire à plat – et on a vu ce que les « grands réformes » de ces 20 dernières années ont parfois pu causer comme dégâts ! -, mais il n’y a pas non plus de quoi pavoiser. On doit s’interroger sur la pertinence de certaines mesures et de la nécessité éventuelle d’en prendre d’autres », analyse Françoise BERTIEAUX, Présidente du Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour le MR, il existe plusieurs pistes de réflexion :

 

  • une évaluation externe du mécanisme du financement différencié destiné à soutenir nos écoles et nos élèves les plus défavorisés. En effet, malgré les 65 millions investis dans ce programme, on ne voit aucune progression. Le MR ne remet pas en cause le mécanisme, mais demande depuis plusieurs années déjà d’évaluer la pertinence de son fonctionnement pour, le cas échéant, l’améliorer ou le modifier pour qu’enfin il porte pleinement ses fruits ;
  • renforcer les apprentissages de base (lire, écrire et compter) et, pour un certain nombre d’élèves, appuyer sur le « apprendre à apprendre en français » ;
  • PISA nous apprend également que les systèmes d’enseignement les plus performants sont ceux où les enseignants ont reçu la meilleure formation. Depuis plusieurs années, nos jeunes enseignants se plaignent de leur formation, mais rien n’a été entrepris pour l’améliorer ;
  • Le Gouvernement PS-cdH-Ecolo, comme le précédent, a fait de la taille des classes son cheval de bataille. Or, PISA nous démontre à chaque enquête que la taille des classes n’a pas d’incidence sur les performances des élèves.