Inscriptions

Le MR entend des voix s’élever pour pointer du doigt des familles qui tenteraient de « contourner » le décret Inscriptions et qui, pour finalement accéder à l’école de leur premier choix non obtenu lors de l’inscription en 1ère année, changeraient leur enfant d’école à la fin du premier cycle, soit en 3ème année.

A ce sujet, le MR se veut très clair et souhaite ici mettre en garde certains qui pourraient être tentés d’assimiler ces parents à des « tricheurs » : il est hors de question de stigmatiser des familles en détresse, sous prétexte d’occulter les vrais problèmes engendrés par ces multiples décrets Inscriptions.

« Que des parents déploient des stratégies, en déménageant par exemple pour se rapprocher de l’école de leur choix ou en changeant leur enfant d’école dans le deuxième degré, ce n’est pas de la tricherie, c’est de l’auto-défense. Car il ne faudrait pas oublier que ces décrets Inscriptions les ont dépouillés d’un droit fondamental inscrit dans la Constitution : le libre choix de l’école pour leur enfant ! Les pointer du doigt n’est absolument pas correct et c’est surtout essayer de détourner l’attention des problèmes de ce décret, non résolus par le Gouvernement PS-cdH-Ecolo », insiste Françoise BERTIEAUX, Chef de Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour le MR, s’il y a effectivement une certaine homogénéité socioculturelle dans de nombreux établissements scolaires dès le deuxième degré, ce n’est pas parce que les parents joueraient les fins stratèges, mais bien parce que le système, tel qu’il est conçu, induit une rupture de mixité.

En effet, pour les élèves comptabilisant un certain nombre d’échecs, il existe le système de « l’attestation B », délivré en fin d’année, qui leur évite le redoublement, pour autant qu’ils se réorientent et, donc le plus souvent, qu’ils changent d’école.

« Ce système des attestations B me préoccupe énormément et je l’ai d’ailleurs dénoncé au Parlement à plusieurs reprises, car la réorientation de nombreux jeunes vers des filières techniques ou professionnelles n’est pas un choix, ne relève pas d’une réelle vocation de la part de l’élève. Et de plus, certaines filières techniques à Bruxelles, comme le technique de transition, n’ont pas une offre suffisante pour permettre un libre choix. Dès lors, plutôt que de s’acharner sur les parents, le Gouvernement devrait corriger les défauts du système », souligne Françoise BERTIEAUX.