Résultats du test CE1D

Le Groupe MR a pris connaissance avec consternation des résultats catastrophiques du test CE1D organisé en fin de 2ème secondaire. Non pas que ce soit une grande surprise – au vu des mauvais résultats PISA de ces dernières années -, mais cette épreuve est interne à notre propre système scolaire et atteste des très mauvais résultats obtenus par nos élèves en français comme en maths. 

 « Je suis scandalisée et écoeurée de la réaction de la Ministre de l’Enseignement face à ces résultats qui, une fois de pus quand un problème se pose, relativise et minimise au lieu d’agir en conséquence. Voici 4 ans que Mme Simonet assume cette fonction et, depuis, aucun dispositif majeur n’a été mis en place pour lutter contre l’échec scolaire. Sa seule explication ? On minimise et on verra le prochain test ! Certes on pouvait s’attendre à ce genre de réaction à la lecture de la Déclaration de politique communautaire de 2009, dans laquelle aucune priorité ne ressortait clairement», déplore Françoise BERTIEAUX, Chef de Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

 Au vu de ces résultats, le MR se pose un certain nombre de questions : 

 ? Le CEB – qui a lieu deux ans seulement avant le CE1D – mesure-t-il vraiment bien si les élèves ont les prérequis nécessaires pour affronter le secondaire ? Avec un taux de réussite de 95%, d’aucuns le jugent trop facile… est-ce le cas ? 

? Levons aussi un tabou : avec un CEB dont la réussite est acquise à 50% (parfois après délibération), n’est-ce pas là un seuil insuffisant pour aborder le secondaire en sérénité ? En effet, quel est le point commun, en termes d’acquis, entre un élève qui a son CEB avec 50% et celui qui l’obtient avec 85% ? Alors que l’élève qui n’a obtenu que 49% sera réorienté vers le premier degré différencié ! 

 « En fermant les yeux devant ces difficultés, on crée un système injuste poussant inévitablement l’élève vers l’échec. Je ne peux pas cautionner cette politique de l’autruche menée par la Ministre Simonet... Certes cet oiseau a de belles plumes, mais il a surtout la tête profondément enfouie dans le sable ! », souligne Françoise BERTIEAUX.